Ravalement de façade et toiture dans les Bouches-du-Rhône : l'ordre des travaux, l'échafaudage commun et les raccords à reprendre
Dernière mise à jour : 27 oct.

Sommaire
Introduction
Un ravalement de façade se prépare du haut vers le bas, et c'est rarement ce qui figure sur le planning annoncé au propriétaire. L'enduit se pose en dernier, parce que tout ce qui le surplombe doit être en état avant qu'il arrive.
Presque toutes les maisons du département posent le même problème. Une génoise, un débord de toit, des descentes scellées dans la maçonnerie : chacun de ces ouvrages appartient au couvreur-zingueur et non au façadier.
Inverser l'ordre ne se voit pas à la fin du chantier. Cela se voit à la première saison de pluies, lorsqu'une coulure brune descend sous la génoise d'un enduit encore neuf.
Cet article décrit la ligne de rencontre entre les deux chantiers, les raccords que le couvreur reprend avant l'enduit, et l'ordre d'intervention que nous recommandons autour de Châteauneuf-les-Martigues.
Ravalement et couverture : deux chantiers, une seule ligne de rencontre
Un ravalement ne s'arrête pas au sommet du mur. Il s'arrête à l'endroit exact où la couverture prend le relais, et cet endroit est un ouvrage à part entière.
Deux corps d'état, un même mur
Le façadier travaille le parement vertical, du piquage de l'ancien enduit jusqu'à la finition. Le couvreur-zingueur travaille tout ce qui déborde, coiffe ou traverse ce mur, et les deux interventions se croisent sur une bande de quelques dizaines de centimètres.
Cette bande étroite concentre pourtant la plupart des infiltrations que nous traitons après un ravalement. Un raccord noyé dans l'enduit ne se répare pas sans rouvrir l'enduit neuf, ce qui transforme une reprise de détail en seconde intervention sur la façade.
Les ouvrages qui appartiennent à cette ligne
La liste est courte et toujours la même : la génoise ou la corniche, le solin contre un mur plus haut, les rives de pignon, la sous-face du débord, les gouttières et leurs descentes. Chacun de ces points est un passage d'eau ou un arrêt d'eau, jamais une simple finition décorative.
Un ravalement les touche tous, même quand personne ne l'a prévu. Le seul fait de piquer un enduit ancien ébranle les scellements, et un échafaudage posé contre une génoise la charge d'une manière qu'elle n'a jamais connue.
Pourquoi la couverture passe la première
La raison est mécanique avant d'être esthétique. Toute intervention en toiture salit, projette et fait tomber des matériaux, et aucun enduit frais ne supporte ce traitement.
La seconde raison tient aux arrêts d'eau. Un solin, un larmier ou une bavette se pose sur un support fini, puis l'enduit vient buter contre la pièce métallique, et jamais par-dessus.
Le cas où l'ordre s'inverse
Il existe une exception connue, celle du mur qui ne tient plus. Lorsque la maçonnerie du haut de mur est disloquée, la reprise du support précède les travaux de couverture, parce qu'il n'y a rien de sain sur quoi fixer un ouvrage de zinguerie.
Cette situation se repère au relevé, pas au moment du montage. Un diagnostic du haut de mur avant toute commande d'échafaudage évite de découvrir le problème une fois la façade ouverte.
L'échafaudage, la pièce commune des deux chantiers
L'échafaudage est le seul poste que les deux entreprises partagent réellement. Le faire servir une seule fois pour les deux chantiers est l'argument le plus solide en faveur d'une coordination, bien avant toute question de planning.
Un seul montage pour deux entreprises
Un échafaudage de pied monté pour un ravalement dessert aussi la couverture, à condition d'avoir été monté pour cela. La hauteur du dernier plancher et le dégagement laissé au-dessus de la génoise changent tout, et ces deux cotes se décident avant le montage.
Nous demandons donc à être consultés sur le plan d'installation. Le détail des moyens d'accès, des protections et des autorisations d'emprise est développé dans notre article sur la sécurité d'un chantier de toiture, et il s'applique mot pour mot à une installation partagée.
Ce qu'un échafaudage de ravalement oublie souvent
Une structure calculée pour une façade s'arrête volontiers sous le débord. Le couvreur a besoin de passer au-dessus, pas seulement en dessous, et une console de déport devient alors nécessaire.
Un échafaudage de façade reçoit aussi des filets ou des bâches qui modifient sa prise au vent. Sous mistral, cette prise devient le premier paramètre du planning, et elle concerne les deux entreprises de la même manière.
La dépose, moment critique
La dépose se décide elle aussi à deux. Démonter la structure avant la dernière vérification de la couverture condamne le moindre détail restant à une intervention sur corde ou à un second montage.
Nous passons donc sur l'ouvrage fini pendant que les planchers sont encore en place. Ce dernier tour d'horizon ne dure qu'une matinée et il referme le chantier proprement.
La génoise et la corniche, là où l'enduit rencontre les tuiles
La génoise est la pièce la plus provençale et la plus maltraitée de cette ligne de rencontre. Elle est à la fois un ouvrage de couverture et un ouvrage de maçonnerie, et c'est la dernière chose que voit l'enduit en montant.
Des rangs de tuiles canal en débord du mur
Une génoise avance par rangs successifs, chacun débordant un peu plus que celui du dessous, hourdés au mortier puis recouverts par la couverture. Nous avons détaillé sa composition et sa restauration dans notre article consacré à la génoise provençale, et sa reprise relève du couvreur même quand le ravalement la met à nu.
Le façadier arrive le plus souvent au-dessous d'elle, jamais dedans. Enduire le dessous d'un ouvrage fissuré revient à masquer le défaut sans l'arrêter, et l'eau continue son chemin derrière le parement neuf.
Les désordres que le ravalement révèle
Le piquage de l'ancien enduit fait tomber ce qui ne tenait plus. Un rang descellé, un mortier pulvérulent ou une tuile de couronnement fendue apparaissent à ce moment précis, et c'est une bonne nouvelle plutôt qu'un imprévu.
La mauvaise décision consiste à reprendre ces points au mortier de façade, en même temps que l'enduit. Une génoise se rejointoie avec un mortier compatible avec la tuile ancienne, plus souple et plus perméable que celui du parement.
La corniche moulurée du bâti ancien
Dans les centres anciens, une corniche en pierre ou en plâtre remplace parfois la génoise. Son profil comporte un larmier dont la gorge doit rester ouverte, et un enduit généreux suffit à la combler.
Nous relevons ce profil avant les travaux et nous le protégeons pendant le chantier. Une gorge rebouchée renvoie l'eau contre le mur au lieu de la laisser tomber au vide.
Solins et engravures : les raccords à reprendre avant l'enduit
Partout où un rampant de toiture meurt contre un mur vertical, il y a un solin. C'est le raccord le plus sensible de tout le chantier, et c'est aussi celui que l'enduit a le plus de chances de ruiner.
Le principe d'un arrêt d'eau
La pièce métallique remonte sur le mur et se termine dans une engravure, c'est-à-dire une saignée horizontale taillée dans la maçonnerie. Le fonctionnement, les matériaux et les pathologies de ces raccords sont décrits dans notre article sur les solins et l'abergement de cheminée, et la règle principale tient en une phrase : l'eau doit être renvoyée vers l'extérieur, jamais retenue par un joint.
Un cordon de mastic ne remplace pas une engravure. Il tient quelques saisons puis se décolle sous l'effet de la dilatation, et il laisse derrière lui une entrée d'eau invisible depuis le sol.
Ce que l'enduit fait de travers
La faute la plus fréquente consiste à enduire par-dessus la remontée. Le parement noie la pièce métallique et l'eau qui ruisselle sur la façade passe derrière elle, exactement à l'inverse de ce que le raccord cherche à obtenir.
La seconde faute consiste à tailler l'engravure après coup. Rouvrir une saignée dans un enduit fini le fissure sur toute la longueur du raccord, et la reprise se voit ensuite depuis la rue.
L'ordre juste, raccord par raccord
Le couvreur dépose les pièces fatiguées, reprend l'engravure dans la maçonnerie et pose la bavette neuve. Le façadier intervient ensuite et fait mourir son enduit sous la pièce, sans jamais la recouvrir.
Cet ordre vaut aussi autour des souches de cheminée et des murs mitoyens plus hauts. Chaque point singulier se traite une seule fois et dans le bon sens, puis il n'est plus touché jusqu'à la fin du chantier.
Les traversées discrètes
Un mur de façade porte souvent plus de percements qu'on ne le croit, de la grille de ventilation haute au fourreau abandonné. Une traversée oubliée sous l'enduit devient une infiltration qui semble venir du toit, et elle nous est d'ailleurs signalée comme telle.
Nous les repérons pendant le relevé et nous décidons à deux de leur sort. Boucher ou aberger un percement est une décision de couverture, pas un détail de finition.
Gouttières, descentes et scellements à déposer
Aucune façade ne se ravale avec ses descentes en place. La dépose et la repose de la zinguerie font partie du chantier, et elles reviennent au zingueur plutôt qu'au façadier.
Pourquoi déposer plutôt que contourner
Enduire autour d'un tuyau laisse une saignée que rien ne rattrape. La descente se retrouve collée dans le parement, impossible à démonter ensuite, et la moindre réparation abîmera l'enduit neuf.
La dépose permet aussi de voir le mur qui se trouvait derrière. C'est souvent la bande la plus dégradée de toute la façade, parce qu'elle a reçu les débordements de plusieurs décennies.
La repose, un ouvrage à part entière
Une descente reposée se redimensionne et se refixe, elle ne se remet pas simplement en place. Le rôle des sections, des colliers et du dauphin de pied est détaillé dans notre article sur la descente d'eaux pluviales, et une repose réussie se juge d'abord sur l'aplomb et sur le jeu laissé à la dilatation.
Les colliers neufs se scellent dans un enduit sec, jamais dans un enduit frais. Un scellement posé dans un parement qui n'a pas tiré se descelle à la première charge, c'est-à-dire au premier orage.
Les gouttières et la pente
Une gouttière déposée puis reposée perd facilement sa pente. Le fil d'eau se reprend au niveau et non à l'estime, et le point de chute doit retomber exactement sur la naissance de la descente.
Nous profitons de la dépose pour contrôler les crochets et les fonds. Une gouttière pendante dont les crochets ont fatigué se repose sur des supports neufs, car ce sont eux qui donnent la pente.
Le pied de descente et le dauphin
Le pied est le point le plus exposé pendant un chantier de façade. Un dauphin en fonte protège l'about de descente des chocs et des projections, et il se repose après l'enduit, pas avant.
C'est aussi là que se décide le sort de l'eau au sol. Un rejet libre contre une façade fraîchement enduite la salit en une saison, alors qu'un raccordement propre au réseau ou à un regard l'épargne.
Rives, débords et sous-faces sur mur pignon
Le pignon est le mur où la toiture et la façade se touchent sur toute la hauteur du rampant. C'est aussi celui où un ravalement mal coordonné laisse les traces les plus visibles depuis la rue.
L'arrêt latéral de la couverture
Le dernier rang de tuiles se ferme contre le mur ou au-dessus de lui, et nous avons décrit les matériaux comme la rénovation de cet ouvrage dans notre article sur la rive de toit et la planche de rive. Scellée au mortier, elle se reprend avant l'enduit, parce que son liant et celui du parement ne sont pas les mêmes.
Sur un pignon, l'enduit monte jusque sous cet arrêt. Le profil doit déborder du nu fini du parement, ce qui suppose de connaître à l'avance l'épaisseur du futur enduit.
L'épaisseur de l'enduit, cote oubliée
C'est la cote qui manque dans presque tous les plannings. Un enduit ajoute une épaisseur au mur, et tous les débords se mesurent depuis le nu fini, jamais depuis le mur nu.
Un larmier qui affleure l'enduit neuf ne joue plus son rôle. L'eau suit alors la façade au lieu de tomber au vide, et la tache apparaît sous le débord dès le premier automne.
La sous-face du débord
La sous-face, que l'on appelle aussi cache-moineaux, ferme le dessous de l'avancée de toit. Elle se repose après l'enduit lorsqu'elle se fixe contre le mur, et avant lui lorsqu'elle ne prend appui que sur la charpente.
Sa ventilation ne se négocie pas. Une sous-face reposée sans grille ni jour ventilé étouffe le bas de versant, et la condensation prend le relais de la pluie.
Le pignon exposé au mistral
Sur le pourtour de l'étang de Berre, le pignon tourné vers le nord-ouest prend le vent de plein fouet. Les fixations de rive s'y dimensionnent plus serré qu'ailleurs sur la même maison, et l'enduit y vieillit plus vite qu'en façade abritée.
Ce qui salit une façade neuve dès la première saison
Un enduit neuf se juge au bout d'une année, pas au démontage de l'échafaudage. Les coulures qui apparaissent ensuite viennent presque toujours du toit, et elles étaient prévisibles.
Les coulures sous la génoise
Une trace verticale et régulière sous le débord désigne un débordement de gouttière. Le parement n'est pas en cause, c'est l'évacuation qui n'absorbe plus ce que le versant lui envoie.
Une trace brune et diffuse désigne plutôt un rejet de mortier ancien ou une tuile poreuse. Le diagnostic se fait depuis les planchers, tant qu'ils sont encore en place, et non depuis le jardin six mois plus tard.
La végétation qui domine le toit
Une façade refaite sous un couvert d'arbres se tache de nouveau en une saison. Nous l'écrivions récemment dans notre article sur les arbres en surplomb d'une toiture, et le mécanisme est le même sur l'enduit que sur les tuiles : ce qui se dépose retient l'humidité.
Le dégagement de l'aplomb et la reprise des évacuations se placent donc avant le ravalement. Refaire une façade sous des branches qui la surplombent revient à recommencer le nettoyage chaque automne.
Les projections du chantier lui-même
Une intervention en couverture conduite après l'enduit laisse ses propres marques. Mortier frais, poussière de tuile et limaille de zinc se fixent sur un parement encore ouvert, et ces traces ne partent pas au rinçage.
C'est l'argument le plus concret en faveur de l'ordre que nous défendons. La façade termine le chantier, elle ne le commence pas, et c'est la phrase que nous répétons à chaque relevé commun.
Le nettoyage de fin de chantier
Le rinçage final appartient au façadier, mais il se programme après notre passage. Un dernier contrôle de couverture avant ce rinçage évite de salir deux fois le même mur.
L'ordre retenu, étape par étape
Voici le déroulé que nous proposons sur une maison provençale courante. Il tient en quatre temps, du relevé commun à la repose de la zinguerie, et il se cale sur une seule installation d'échafaudage.
Le relevé commun
Tout commence par une visite à deux, couvreur et façadier devant le même mur. Le relevé décide de la hauteur des planchers, du sort de chaque raccord et de l'épaisseur du futur enduit.
Ce temps dure une demi-journée et il écarte la plupart des mauvaises surprises. Il fixe aussi par écrit qui reprend quel ouvrage, ce qui compte beaucoup si un désordre apparaît plus tard.
La couverture et la zinguerie
Vient ensuite notre intervention, de la reprise des tuiles et du support jusqu'aux solins et à la dépose de la zinguerie. Tout ce qui se fixe dans la maçonnerie se traite à ce moment-là, support nu et accessible.
Nous laissons volontairement les ouvrages de finition en attente. Descentes, dauphins et sous-faces reviennent en fin de chantier, une fois le parement tiré.
L'enduit, puis le retour du zingueur
Le façadier travaille alors sans rien avoir au-dessus de lui ni contre lui. L'enduit vient mourir sous les bavettes, sous les larmiers et sous les profils de rive déjà en place.
Nous revenons pour la repose dès que le parement a tiré. Colliers, descentes, dauphins et sous-faces se fixent dans un enduit sec, et le chantier se termine par un contrôle commun.
Les garanties et le partage des responsabilités
Chaque entreprise garantit ses propres ouvrages, et la ligne de rencontre reste le point à éclaircir. Un procès-verbal de réception qui nomme les raccords repris évite une discussion des années plus tard.
Nous y ajoutons la liste des points contrôlés depuis les planchers. Ce document vaut mieux qu'un souvenir de chantier le jour où une tache apparaît sous une génoise.
Le calendrier méditerranéen
L'enduit demande des températures douces et pas de mistral soutenu. Le printemps et le début de l'automne restent les deux fenêtres les plus sûres sur le pourtour de l'étang de Berre.
La couverture, elle, se reprend presque toute l'année. Caler notre passage juste avant la fenêtre favorable à l'enduit donne le planning le plus sobre.
Tableau récapitulatif des raccords façade et toiture
Le tableau ci-dessous reprend les raccords que nous reprenons le plus souvent avant un ravalement autour de Châteauneuf-les-Martigues. Il indique pour chacun le bon moment d'intervention et le défaut qui apparaît quand l'ordre est inversé.
Ouvrage de raccord | Qui intervient | Moment juste | Défaut si l'ordre est inversé |
Génoise ou corniche | Couvreur-zingueur | Avant l'enduit, sur support nu | Fissure masquée puis coulure sous le débord |
Solin et engravure | Couvreur-zingueur | Avant l'enduit | Remontée noyée, eau passant derrière la bavette |
Larmier et nu fini | Décidé à deux au relevé | Avant le choix de l'épaisseur | Goutte d'eau annulée, façade suivie par l'eau |
Rive de pignon | Couvreur-zingueur | Avant l'enduit | Mortier de parement sur un ouvrage de couverture |
Gouttière et crochets | Couvreur-zingueur | Dépose avant, repose après | Pente perdue et débordement au premier orage |
Descente et colliers | Couvreur-zingueur | Repose sur un enduit sec | Scellement descellé, tuyau collé dans le parement |
Sous-face du débord | Couvreur-zingueur | Après l'enduit si elle est fixée au mur | Ventilation bouchée et condensation en bas de versant |
Avis client
Le retour ci-dessous concerne une maison de Châteauneuf-les-Martigues dont le ravalement avait été conduit sans le couvreur. Nous sommes intervenus l'année suivante, sur un enduit encore neuf.
Le ravalement avait été fait seul, et dès le premier automne des traînées sont descendues sous la génoise. On nous a montré que la gouttière débordait parce que sa pente avait été perdue à la repose. Le solin du garage avait lui aussi été recouvert par l'enduit. L'eau passait derrière la bavette et ressortait à l'intérieur, au-dessus de la porte. La reprise a demandé de rouvrir une bande de parement sur deux façades. Nous avons compris que l'ordre des travaux comptait autant que le soin apporté à chacun, et le second chantier a été organisé à deux.
Questions fréquentes
Faut-il refaire la toiture avant la façade ?
Oui dans la très grande majorité des situations. Tout ce qui se fixe dans la maçonnerie et tout ce qui arrête l'eau se traite avant l'enduit, sinon le parement neuf devra être rouvert.
Peut-on utiliser le même échafaudage pour les deux chantiers ?
Oui, et c'est vivement conseillé. La hauteur du dernier plancher et le dégagement au-dessus du débord doivent seulement être prévus dès le plan d'installation.
Le façadier peut-il reprendre ma génoise ?
La reprise d'une génoise est un ouvrage de couverture. Elle se rejointoie avec un mortier compatible avec la tuile ancienne, plus souple que celui du parement.
Qui dépose et repose les gouttières et les descentes ?
Le couvreur-zingueur, avant puis après le passage du façadier. La dépose libère le mur et la repose se fait dans un enduit sec, jamais dans un parement frais.
Mon enduit est déjà posé, est-il trop tard ?
Non, mais la reprise devient plus lourde. Les raccords noyés dans le parement se rouvrent sur une bande étroite puis se referment, et la retouche reste visible un certain temps.
Combien de temps faut-il attendre avant de sceller les colliers ?
Cela dépend du liant et de la saison, et c'est le façadier qui le dit. Nous attendons toujours son accord avant de percer ou de sceller quoi que ce soit dans un parement neuf.
Intervenez-vous en dehors de Châteauneuf-les-Martigues ?
Oui, sur tout le pourtour de l'étang de Berre et plus largement dans le département. Nous travaillons régulièrement en coordination avec des façadiers du secteur.
Faire relever vos raccords avant l'enduit
Vous préparez un ravalement et vous voulez savoir ce qui doit être repris sur le toit avant l'enduit. Frédéric Ricotier relève les solins, les rives, la génoise et la zinguerie, à Châteauneuf-les-Martigues comme autour de l'étang de Berre.
Vous savez ainsi ce qui doit passer en premier, ce qui attend la fin du chantier et ce qui peut rester en place. Demandez une visite technique et un devis personnalisé, nous vous indiquons ensuite la marche à suivre, sans engagement de votre part.

